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Les flexi-jobs ont la cote chez les seniors: "Je ne me sentais pas assez vieille pour arrêter, j'avais trop de temps libre"

24 mars 2026 par
Les flexi-jobs ont la cote chez les seniors: "Je ne me sentais pas assez vieille pour arrêter, j'avais trop de temps libre"
Quentin Vallez


Gagner un peu plus d'argent, garder des contacts sociaux… Si les seniors travaillent de plus en plus pendant leur retraite, c'est pour diverses raisons. Dominique est couturière et à 67 ans, elle est retraitée depuis deux ans. Lorsqu'elle atteint l'âge de la retraite, elle souhaite rester active et décide de continuer de travailler pour sa boîte sous le statut de flexi-job: "Je ne me sentais pas assez vieille pour arrêter. J'avais trop de temps libre et je m'ennuyais". Dominique travaille en moyenne deux jours par semaine, mais son horaire est flexible. "Si j'ai mes petits-enfants pendant les vacances, je ne travaille pas. Je peux m'organiser comme je veux."

J'avais trop de temps libre et je m'ennuyais. Dominique, 67 ans

Salariée et indépendante complémentaire: puis-je exercer un flexi-job en plus ?Jean-François, indépendant retraité de 67 ans, aimerait suivre le même chemin: "J'ai envoyé une demande de travail en tant que flexi-job auprès d'une boîte intérim. Ma pension en tant qu'indépendant n'est pas folichonne et je me sens encore capable de travailler". Selon Quentin Vallez, cofondateur de Encore Plus, une agence intérim pour les 60+, l'argument social est tout aussi important que l'argument financier. "Ce sont des personnes qui veulent gagner un peu plus d'argent, mais qui cherchent aussi un contact social ou qui veulent se sentir utile pour la société. "Leurs profils et passés professionnels? "Souvent, ce sont des indépendants qui retombent sur une pension légale quasiment minimale ou des personnes qui ont eu une carrière professionnelle complète", ajoute le recruteur.

Ma pension en tant qu'indépendant n'est pas folichonne et je me sens encore capable de travailler. Jean-François, 67 ans

À l'origine, les flexi-jobs ont été créés pour lutter contre le travail au noir dans le secteur de l'horeca, en décembre 2015. Si ce secteur reste un des plus attractifs pour les flexi-jobs, la tendance n'est pas la même pour chaque tranche d'âge. "Les retraités demandent le plus souvent de travailler dans la vente ou la logistique", explique Quentin Vallez, cofondateur de l'agence intérim pour seniors Encore Plus. Selon Amaury Mechelynck, maître de conférences à l'ULB et l'UCL Saint-Louis, "si le statut s'ouvre à tous les secteurs, l'attractivité pour les pensionnés va devenir énorme!". Le statut pose également des questions sociétales: pourrait-il menacer l'emploi permanent? Un rapport de la Cour des comptes alerte pour cette possibilité, sans pour autant pouvoir prouver un effet de causalité. 

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Flexi-jobs pour les pensionnés